Presse (extraits)

Louis-Ronan Choisy - Rivière de plumes

Louis-Ronan Choisy - Rivière de plumes

L'Express (Gilles Médioni, publié le 09 juin 2010)
Louis-Ronan Choisy nous ballade sur sa Rivière de plumes.
Qui ? Découvert en début d'année au cinéma dans Le Refuge, de François Ozon, Louis-Ronan Choisy, 33 ans, était pourtant déjà connu dans le monde de la musique mais sous le nom de Louis. Son premier disque, D'apparence en apparence (2003), avait fait sensation. Rivière de plumes est son quatrième album.
Quoi ? Des morceaux au chant sensuel et murmurant sous influence de Benjamin Biolay, Jean-Louis Murat et Yves Simon. Louis-Ronan Choisy se promène avec belle allure dans des ballades scintillantes et de la pop country. Le chanteur célèbre les amoureux du printemps, les sanglots longs et les jours d'orage. Inspirée du film d'Ozon, la chanson Le Refuge, joli duo entonné avec Isabelle Carré, est aussi une invitation à la (très bonne) bande originale incluse dans le disque.

Télérama (Valérie Lehoux, publié le 03 juillet 2010)
3F. Son quatrième album, lumineux, révèle enfin Louis-Ronan Choisy.
Avant, il se faisait appeler Louis.Il avait sorti trois albums sans cohérence, zappant d'une chanson symphonique et lyrique très gainsbourienne à une électro pop froide et pseudo cérébrale, aussi désespérante que désespérée. Comme si le jeune homme (33 ans), dans la pose plus que dans la sincérité, se cherchait désespérément un créneau où exister. Autant dire que lorsque ce nouveau disque arriva, on ne l'aborda pas avec un enthousiasme débordant... Or, bonne surprise, et même très bonne : en assumant son nom complet, Louis-Ronan Choisy semble s'être reconstitué. Du moins, musicalement trouvé. Il émane de cette collection de chansons pop sans prétention, limpides et mélodiques, une sorte d'évidence qu'on ne lui avait jamais entendue. Même sa voix grave est mille fois moins empruntée que par le passé, ce qui lui va bien.
Ce n'est pas que l'on tienne là un disque majeur ou bouleversant, mais il est lumineux - en dépit de thèmes parfois sombres - et déploie ses harmonies légères du début à la fin, sans une anicroche. Louis-Ronan Choisy, qui est aussi comédien, l'a écrit et composé pendant le tournage du Refuge, de François Ozon - on trouvera d'ailleurs sur le second volet de ce double album la BO du film, également signée de sa main. Et si, au bout du compte, on confond un peu les chansons, qui toutes se ressemblent, on repérera au passage un charmant duo avec Isabelle Carré et une adaptation réussie d'un titre de Leonard Cohen.

Le Nouvel Observateur (Sophie Delassein, publié le 17 juin 2010)
Sous le seul prénom de Louis, Louis-Ronan Choisy a sorti trois albums qui n'ont pas laissé un souvenir impérissable. Menant en parallèle une carrière d'acteur, ce dernier a signé la bande originale du film de François Ozon, Le refuge, et un quatrième album. Le garçon a mûri et avec lui ses chansons. Sous le titre Rivière de plumes, ce sont des ballades qu'il signe là. Suaves, poétiques, formidablement bien arrangées, Des flocons dans l'eau ou Une rose au sémaphore vous emportent sur la route des vacances.

Têtu (Matthieu Conquet, publié le 02 juillet 2010)
ELU PAR TETU. Le beau garçon du Refuge, dernier film de François Ozon, c'était lui. Pour une première à l'écran - et il signait également la musique -, le chanteur éclatait façon Plein Soleil, en homo caché d'une famille bourgeoise, frère de Melvil Poupaud mort d'overdose, qui laissait seule et enceinte Isabelle Carré. Et d'une simple mélodie au piano, ce petit frère délicat apaisait l'indocile junkie.
On retrouve la très belle bande originale du film en face B de son quatrième album, Rivière de plumes. Un titre fleur bleue qui cache plusieurs changements radicaux. Nouvelle maison de disque, nouveau style (moins sexy, plus tourmenté) et nouvelle identité : Louis retrouve son nom complet, Louis-Ronan Choisy, pour une certaine idée du chanteur romantique. Exit le Rimbaud électro, direction la pop tendre (look promeneur solitaire au bord de l'eau). Avec ses guitares réverbérantes et son phrasé bien ajusté, Louis-Ronan pourrait évoquer, de loin, Lee Hazlewood, ou encore les B.O. de Christophe Honoré. L'intérêt de l'album tient sans doute en partie à ce jeu de miroirs avec le cinéma. Conçues en même temps que le film d'Ozon, les chansons d'amour jouent à tous les rôles. Louis raconte les scènes de la passion (La Rencontre est une variation subtile sur Death of a Ladies man, de Leonard Cohen) et ses lieux fétiches, bords de mer et dolce vita. Une trame de références cinéphiliques qui d'affirme dans le titre de la dixième page : Le Mépris. Et au détour d'une phrase assassine – Je m'écœure rien qu'à l'idée d'avoir pu un jour t'aimer -, on passe de Godard à Pialat.
Autre facette de cette Rivière de plumes, les thèmes (très romantiques) du paysage et de la mort. Là encore, inutile de chercher très loin, Louis-Ronan cite Caspar David Friedrich, peintre de la tragédie du paysage, romantique allemand de la fin du 19e. Et, pour ouvrir l'album, Louis-Ronan chante Quand j'irai voir Dieu, caresse l'idée de la mort pour mieux jouir de l'instant présent. Rien que pour ça, on l'aime, Louis-Ronan.

L'Humanité (Victor Hache, publié le 04 juin 2010)
Voix grave et chaude, Louis a déjà signé trois albums: D'apparence en apparence, La nuit m'attend, les Enfants du siècle. Pour Rivière de plumes, il renoue avec son patronyme, Louis-Ronan Choisy. Une nouvelle identité pour un opus aux ambiances cinématographiques, aux mélodies tout en douceur et aux guitares acoustiques. Ballades et registre amoureux sont au rendez-vous. Un album tour à tour, rêveur, voyageur, contemplatif, romantique. Des chansons qui ont pris corps dans la foulée de la bande originale du film de François Ozon le Refuge, dans laquelle on retrouve la veine du chanteur. À suivre.

La Croix (Jean-Yves Dana)
Louis, un amoureux qui se fait un nom. Son nom était inconnu. Sa voix pas forcément. De fait, cette Rivière de plumes, oscillant entre mille courants, est déjà le 4e album de Louis-Ronan Choisy depuis 2003. Jusqu'ici, l'artiste se faisait appeler Louis. Si ses albums précédents étaient crépusculaires (La nuit m'attend, en 2006), celui-ci laisse dès le départ entrevoir la lumière avec Quand j'irai voir Dieu. Lumière des couleurs aussi, avec l'hommage au peintre romantique Caspar David Friedrich. Et la lumière des écrans : Des flocons dans l'eau fait songer à Visconti, Une rose au sémaphore convoque des thèmes à la Morricone. Et l'album s'achève avec la musique du film Le refuge de François Ozon.

Longueur d'ondes (Eric Nahon, publié le 19 avril 2010)
Hein ? Qui ? Louis quoi ? Louis-Ronan Choisy a publié trois albums sous le nom de Louis. Après avoir exploré la chanson rive gauche, l'électro nocturne pour oublier son mal-être, il s'assume aujourd'hui tel qu'il est, avec son nom complet. LR Choisy se laisse aller à une chanson française très bien écrite aux musiques d'inspiration anglo-saxonnes. Comme Gainsbourg, Biolay, Bashung ou Marc Lavoine. A force de se chercher, il s'est enfin trouvé. Son spleen n'est plus rageur, ni désespéré. Il est tout simplement beau. A noter, qu'avec ses nouvelles compositions, Louis-Ronan nous offre la bande-originale du dernier film de François Ozon, Le refuge, sorti en janvier 2009 dans lequel il a joué aux côtés d'Isabelle Carré. La comédienne partage un duo intime avec ce chanteur, plus tout à fait jeune, enfin mature qui a définitivement trouvé voie et voix.

Openmag (BC, publié en juin 2010)
Louis devient Louis-Ronan Choisy pour ce nouvel album qui se veut double, composé de ses nouvelles chansons et de la bande originale du film de François Ozon, Le refuge, où il entame une carrière d'acteur. Exit les sonorités électroniques utilisées auparavant, place ici à des ambiances crépusculaires entre pop et chanson, pour notre plus grand plaisir. Mention spéciale à L'Homme de cire et Le refuge, en duo avec Isabelle Carré, sa partenaire dans le long métrage d'Ozon. A n'en pas douter un nouvel élan dans sa carrière de chanteur.

Francofans (Franck Dufil, publié en juin 2010)
Après trois albums sous le nom de Louis, il récupère la totalité de son identité et revient avec Rivière de plumes, un album au titre léger et à la musique apaisante. Les sonorités électro des précédents disques sont mises de côté pour laisser place à l'univers acoustique. Sa voix gagne en profondeur et ajoute un côté mystérieux et sensuel à ses ballades. Les textes sont à la fois poétiques et dramatiques et les musiques sont des mélodies pop rappelant Alain Chamfort. On retrouve sur cet album la chanson Le refuge, un duo avec Isabelle Carré, écrit pour le film du même nom de François Ozon, dont il compose la musique originale et pour lequel il fait ses débuts au cinéma en tant qu'acteur. Les autres chansons de cette bande sont généreusement ajoutées à ce nouvel album, histoire de faire durer le plaisir de l'entendre jouer quelques mélodies au piano et à la guitare. Louis-Ronan Choisy est un artiste brillant dont la musique n'en finit pas de nous charmer au fur et à mesure des albums.

L'Optimum (Olivier Cachin, publié en juin 2010)
On avait découvert un Louis-Ronan Choisy dandy électro rock en 2008 avec son troisième album Les Enfants du siècle. Son nouvel opus, Rivière de plumes, révèle sa face romantique tourmentée. Et une étrange obsession pour l'élément liquide. Un disque écrit juste avant de tourner dans Le refuge, de François Ozon où il tient un rôle majeur…

Keyboard Recording Home Studio (Philippe Ragueneau, publié en mai 2010)
Quatrième album pour Lois, revenu à son patronyme complet, qui, après les orchestrations sublimes de La nuit m'attend, puis l'électro-pop des Enfants du siècle, semble revenir à un format plus classique (?) de la chanson. Soit douze titres à la séduction grave, dont le charme opère au fil des écoutes. Car si les très pop Copenhague ou Les amoureux du printemps accrochent d'emblée l'attention, le reste de l'album, aux tempi ralentis, nécessite plus de temps ; mais dieu que c'est beau. Chevauchée et sifflée western (Une rose au sémaphore), ambiance gainsbourienne (L'homme de cire), romantisme à l'allemande (Caspar David Friedrich), reprise inattendue (Quand j'irai voir Dieu, version nue de Just a friend of mine de Vaya con Dios)… Ajoutons que l'album s'enrichit de huit titres supplémentaires, constituant la bande originale du dernier film de François Ozon, Le refuge, pour lequel Louis-Ronan Choisy s'est prêté au double jeu de l'acteur et du compositeur de BO. Il y aurait d'ailleurs beaucoup à dire sur la pochette du CD (outre la référence à Friedrich), sorte de double masculin, recueilli, à la lumière ouatée, de l'affiche du Refuge (Isabelle Carré, entourée de vie, solaire). On se contentera de saluer le bel ouvrage de ces chansons, leur atmosphère envoûtante, sereinement mélancolique. De quoi souhaiter pouvoir suivre longtemps encore le cours de cette Rivière de plumes.

Guitar Unplugged Magazine (publié le 20 avril 2010)
Amoureux de la poésie, ne ratez pas le nouvel album de Louis-Ronan Choisy, Rivière de plumes (dans les bacs depuis le 6 mai), soit 12 chansons qui survolent les thèmes de l'errance et de l'évasion, sans oublier le fameux duo avec Isabelle Carré, BO du film Le Refuge de François Ozon.

Figaroscope (publié en avril 2010)
Remarqué dans le film de François Ozon Le refuge, il y tenait le premier rôle masculin au côté d'Isabelle Carré. Compositeur de la BO qui comportait un beau duo avec sa partenaire, il a sorti l'album Rivière de plumes dont il présente ici de larges extraits. Réalisé par ses soins avec l'assistance de Frédéric Fuchs, Rivière de plumes sort le 9 avril 2010.

20 Minutes (publié le 26 avril 2010)
Acteur et compositeur pour Le Refuge de François Ozon, Louis-Ronan Choisy revient sur scène avec Rivière de plumes, un album épuré et mélancolique.

Public (publié en juin 2010)
Dans son quatrième album, ce chanteur-poète nous propose aussi des titres de la BO du film Le refuge, qu'il a composée. Un univers mélancolique à découvrir.

Envy (Eric Nahon, publié le 22 juillet 2010)
Chanteur, il a joué la comédie chez François Ozon. L'expérience lui a inspiré un double album lumineux. Portrait ténébreux devenu solaire.
Avec ses traits fins, il fait partie des garçons qui portent très bien la panoplie de l'artiste torturé – cernes des nuits blanches, cheveux ébouriffés et look sombre. Longtemps, chez Louis-Ronan Choisy, cela n'avait rien d'un déguisement. On ne croisait pas ce chanteur au public restr¬eint mais fervent qu'à la nuit tombée, et sa musique louvoyait entre chanson romantique et musique électronique décadente. Mais c'est en plein soleil, près du canal St-Martin, qu'on rencontre ce trentenaire aux yeux bleus, désormais bien dans sa peau, pour parler de son double album. Sa musique est aujourd'hui sereine – acoustique, mais richement orchestrée. Les chansons restent pleines de sens, et l'atmosphère qui s'en dégage évoque plus le clair-obscur que la noirceur, à l'image d'un Biolay ou d'un Gainsbourg.
Le responsable de cette transformation ? François Ozon. Le cinéaste était venu l'écouter lorsqu'il jouait en première partie de la chanteuse Dani. Sous le charme, il a offert au jeune homme un rôle majeur dans Le refuge. « François Ozon voulait un acteur non professionnel. Il m'a forcé à être plus léger, même si le rôle était un peu lourd ». Le tournage s'est fait dans la douceur, raconte-t-il : « Isabelle Carré était enceinte et toute l'équipe, aux petits soins pour elle. Nous étions dans un cocon. » Dans ses films, François Ozon explore les sentiments sans tomber dans le pathos. Dans ses textes, Louis-Ronan Choisy adopte la même démarche. Du coup, le réalisateur a naturellement demandé au chanteur de composer le morceau clé de son œuvre. Louis en a tiré un double album qui s'écoute indépendamment du film tout en charriant la même pudeur et la même beauté lumineuse.

On Air (publié en mars 2010)
Rivière de plumes est le quatrième album de Louis-Ronan Choisy. Peu connu du grand public, l'artiste, qui signe pour la première fois sous son nom entier (Louis, c'est lui), a pourtant une place bien particulière dans la chanson française. En début d'année, il a incarné pour François Ozon le jeune homme fragile et paumé de son film Le refuge, au côté d'Isabelle Carré. Inspiré par cette expérience, Louis-Ronan a composé également la musique originale du film, dont un duo magnifique avec l'actrice, que l'on retrouve sur l'album. Rivière de plumes est doux et mélancolique, abordant des thèmes sensibles et légers, intemporels.

Serge (Laurence Lefèvre, publié en octobre 2010)
Horoscope - Cancer. Heureusement, quelques jolies surprises ne sont pas à exclure. Parce que vous continuez à vous sentir fragile, décalé, pas à votre place. Des résurgences du passé vous déstabilisent. Sables mouvants en famille, vous prenez tout sur vous et ça vous oppresse. La com' est coupée entre votre aquarium et la planète. Arrêtez de tout casser quand vous ne pouvez tout contrôler. Et ouais, vous êtes adulte… et ambitieux. Ce n'est pas sale. Priez Saint-Gobain, fragile et dur comme vous, noyez-vous dans le boulot et les rivières de plumes, brouillez les pistes comme Louis qui assume sa mue avec son nom complet.

Biba (publié en septembre 2010)
Longtemps, Louis (sous son seul prénom) a promené sa silhouette élégante sans réussir à s'imposer. En affichant son nom complet, il s'affirme : voix grave, écriture limpide. Louis-Ronan Choisy glisse parmi ses originaux une reprise de Leonard Cohen. Bluffant.

Paru Vendu (publié en avril 2010)
Pour son quatrième album, la voix de Louis a trouvé un autre son. Plus doux, moins démonstratif façon dandy. Le disque d'un homme amoureux. Ballade entêtante, Les amoureux du printemps indique le chemin. Mais, ne vous y trompez pas, Louis sait rappeler que le sentiment amoureux peut également déchirer… Constance du mid tempo, mixage très compact, façon Beatles des premiers albums pour opérer le climat romantique et éthéré des textes. Ce nouvel album comprend la BOF du film Le refuge, de François Ozon, au sein duquel Louis partage l'affiche avec Isabelle Carré.

Télémoustique (Belgique – FV, publié le 20 juillet 2010)
Si Benjamin Biolay s'accouplait artistiquement avec Leonard Cohen, ils donneraient sans doute naissance au petit Louis-Ronan. Avec ses textes en pointillé sur fond de mélodies cristallines, ce chanteur aussi acteur à ses heures (rôle principal masculin dans Le refuge de François Ozon, dont il a aussi signé la musique) commet un disque prenant du corps au fur et à mesure des écoutes… A ne pas entendre distraitement, mais à écouter attentivement…

Ouest France (Michel Troadec, publié le 13 juin 2010)
En écrivant pour le cinéma, le chanteur Louis a retrouvé son nom et adoucit son chant. La B.O. du film Le refuge, de François Ozon, lui a non seulement inspiré des musiques mais aussi des chansons pleines de langueur, de poésie, de mélancolie. Avec des textes intimistes, des mots-clés, des images fugitives, à Paris, 20 000 lieux sous les neiges, ou à Copenhague... Quelques ballades, surtout des airs mid-tempo, beaucoup de guitares et un chœur féminin en fil rouge, des clairs-obscurs et des coups de projecteurs. Écouter Louis un peu comme on va au cinéma...

Le Télégramme (Jean-Luc Germain, publié le 10 juin 2010)
Ce jeune homme romantique, à la voix douce et grave, est un touche-à-tout de talent. Du punk glam au rock psychédélique, de la pop anglaise turbulente aux influences du jazz et de l'électro, ce garçon pressé qui aurait sûrement plu à Sagan emprunte un nouveau chemin de traverse. Lustral et aérien, flottant sur le fil des accords de guitare de Frédéric Fuchs, Rivière de plumes, nourri de littérature et de mélancolie, est une touchante réussite que traverse comme un songe la voix ouatée d'Isabelle Carré. Louis-Ronan Choisy signe aussi la musique du film de François Ozon, Le refuge, indissociable des chansons, et dont le DVD vient tout juste de sortir.

La Voix du Nord (B.Q., publié le 16 septembre 2010)
C'est déjà le quatrième album de ce trentenaire à la voix grave et à la musique souvent sombre. Et c'est, sans contexte, son opus le plus réussi. Ses ballades pop, mélodiques et lumineuses, l'ambiance sereine et éthérée qui se dégage de l'album, nous emportent. En disque bonus, la très belle musique du film Le refuge, de François Ozon, dans lequel notre chanteur comédien jouait aussi, et dont est notamment issu un joli duo avec Isabelle Carré.

DNA (publié en juin 2010)
Après trois albums qui balançaient entre pop et poésie, Louis, qui a décidé de se produire sous son patronyme, sort Rivière de plumes, un nouvel album avec de nouvelles chansons dont Caspar David Friedrich, un bel hommage au chef de file de la peinture romantique allemande du XIXème siècle. De la même veine, Des flocons dans l'eau, 20000 lieux sous les neiges, Les amoureux du printemps… mais aussi la musique qu'il a composée pour le film Le refuge de François Ozon. L'album qui propose un univers doux et romantique aurait pu figurer entièrement sur la BO du film. Louis-Ronan Choisy partage d'ailleurs la vedette du long-métrage d'Ozon avec Isabelle Carré ; la comédienne interprète le rôle d'une jeune femme, enceinte, seule et droguée qui rencontre le frère de son compagnon disparu. Louis joue le rôle de ce frère. Et il s'en sort bien !

La Marseillaise (publié le 21 mars 2010)
Autre sortie de la semaine à ne pas manquer, Rivière de plumes de Louis-Ronan Choisy nous entraine sur les flots d'une pop douce et mélancolique qui composent partiellement la BO du Refuge de François Ozon.

Le Populaire du Centre (Marcel Oudot et Jean-François Julien, publié en juin 2010)
Louis-Ronan Choisy s'est présenté avec son seul prénom devant le public. Tel un cinéaste, il évoque avec ses mots précis et mordants, les errances nocturnes. Le naufrage de l'âme évoqué dans ses titres, a capté l'attention du cinéaste François Ozon. Ce dernier lui a d'ailleurs confié l'écriture de la bande originale de son film Le Refuge. La première partie du disque regroupe les derniers disques de Louis-Ronan Choisy et de la bande originale du film de François Ozon. Il aurait été dommage que François Ozon et Louis-Ronan Choisy ne se croisent pas. Les thèmes aériens sont aussi épurés, empreints d'émotions et de sensibilité. Un poète qui manie aussi bien les notes que les mots. Pour les âmes sensibles, ce CD est une pure merveille, les larmes se retiennent.

Le figaro.fr (William Réjault, publié le 13 juillet 2010)
Bel album de Louis-Ronan Choisy (connu auparavant sous le nom de Louis pour ses deux premiers) débutant par une reprise très personnelle du seul tube de Vaya Con Dios (Just A Friend Of Mine), Quand j'irai voir Dieu et se concluant par la bande originale du film de François Ozon, Le refuge.
Double album, donc, prouvant une maîtrise certaine de la pop à la française : jolies mélodies, belle production mélancolique, paroles bien tournées mais malheureusement chantées sur une voix monocorde à la Biolay, un poil agaçant après sept ou huit titres. J'avais envie d'entendre Louis-Ronan Choisy crier un peu, juste pour voir, histoire de passer la cinquième de temps en temps. Classe, sinon, vraiment classe. Et la BO est superbe.

Rock'n'France (Jean-Charles Didiot, publié le 28 février 2010)
C'est en 2003 que cet artiste a débuté son long périple vers les frasques de la nuit. Au travers de trois albums, Louis nous contait en cinémascope ses errances nocturnes entre sensualité suggestive et volupté inhérente, toujours plus loin toujours plus vite, jusqu'à atteindre ce que l'on pensait un point de non retour, entre décadence et auto-destruction électronique.
C'est alors que Louis a croisé le chemin d'un certain François Ozon, cinéaste reconnu, une véritable révélation qui engendre aujourd'hui la mutation d'un artiste s'ouvrant pour la première fois à la lumière du jour. Par son quatrième album, Rivière de plumes, Louis semble reconstituer son identité et change de nom. Il est désormais d'usage de l'appeler Louis-Ronan Choisy. Mais le changement est surtout d'ordre musical, puisque l'artiste nous emmène pour la première fois découvrir la lumière.
Tout débute par cette reprise originale du Just a friend of mine de Vaya Con Dios version chanson folk acoustique sous les traits de Quand j'irais voir dieu. Plus orchestré, version sixties, L'homme de cire, n'en est pas moins séduisant. Epuré, 20000 lieux sous les neiges, nous entraîne en toute intimité au faubourg des souvenirs perdus. D'une intensité émotionnelle exceptionnelle, la rupture prend sur Le mépris une toute autre dimension sous la plume de cet auteur au talent évident. Et comme si cela ne suffisait pas de nous convaincre, l'artiste nous offre ses variations sur le thème du film Le refuge, musique aérienne et sublime à la fois. Cet album est magique, tout simplement …

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